Après plusieurs années marquées par l’incertitude et l’attentisme, le marché français de l’immobilier d’entreprise montre enfin des signes de redressement. L’année 2025 s’inscrit comme une phase de transition, portée par une fin d’exercice plus dynamique et des signaux encourageants pour les mois à venir.
Une reprise portée par un 4ᵉ trimestre solide
Selon les données ImmoStat, le marché français de l’immobilier d’entreprise termine l’année 2025 en hausse de +8 % par rapport à 2024, avec des volumes investis compris entre 13,7 Md€ et 17,1 Md€ selon les sources.
Cette progression reste mesurée, mais elle marque un changement de tendance après une période de ralentissement prolongée. Le 4ᵉ trimestre, plus actif, a joué un rôle déterminant dans ce redressement, traduisant un retour progressif de la confiance des investisseurs.

Le retour relatif des bureaux, moteur de l’année
Fait marquant de 2025 : le retour des bureaux sur le devant de la scène. Le segment totalise 6,8 Md€ investis, soit une progression de +30 % sur un an.
Cette reprise demeure toutefois très concentrée géographiquement. L’Île-de-France capte l’essentiel des flux, avec une domination nette de Paris, où la demande se focalise sur des actifs bien localisés, récents ou rénovés, et répondant aux nouveaux standards environnementaux et d’usage.
Analyse par classe d’actifs
L’année 2025 confirme des dynamiques contrastées selon les typologies d’actifs :
- Bureaux : une reprise sélective, principalement francilienne, portée par la qualité des emplacements et des immeubles.
- Commerce : plus de 3 Md€ investis, en progression de +14 %, soutenus par les commerces de centre-ville et les actifs résilients.
- Hôtellerie : 2,9 Md€ investis, confirmant une dynamique solide et un regain d’intérêt des investisseurs.
- Logistique et locaux d’activités : 4,3 Md€, en net recul (-18 %), après plusieurs années de forte croissance.
Quelles perspectives pour 2026 ?
Les signaux envoyés par le marché laissent entrevoir une reprise progressive plutôt qu’un rebond généralisé. L’environnement reste exigeant et appelle à une sélectivité accrue dans les stratégies d’investissement.
Trois critères apparaissent plus que jamais déterminants :
- la qualité des revenus locatifs,
- l’usage réel des actifs,
- la localisation, facteur clé de liquidité et de résilience.
Dans ce contexte, l’expertise marché et l’analyse fine des opportunités deviennent essentielles pour sécuriser les investissements et capter la création de valeur à moyen et long terme.